L’archéologie préventive plonge dans le présent

Le patrimoine archéologique a été défini ainsi par une convention européenne : « sont considérés comme éléments du patrimoine archéologique tous les vestiges, biens et autres traces de l’existence de l’humanité dans le passé ».

Avec ses 26 400 entités archéologiques, l’Aquitaine est une région très riche, avec un zonage par arrêté préfectoral. L’archéologie présente deux visages en France : celle, « programmée correspond à un travail de chercheurs sur un site connu ; celle, préventive est un travail de sauvegarde face à une démolition ou un creusement mettant à jour des vestiges ».

Mission du service public

Dans les années soixante-dix, on rase des quartiers entiers (Lyon, Marseille, Bordeaux…) avec le plus grand scandale du port grec de Marseille : décision prise de conserver les vestiges. Pendant près de vingt ans les archéologues vont grignoter leur place ; mais sans cadre règlementaire : Dany Barraud, avant conservateur à la Drac, depuis 2012 inspecteur général du patrimoine au ministère de la Culture, a exposé l’évolution et les réalités de l’archéologie lors de sa conférence du 28 septembre.

Exposant tour à tour les richesses et spécificités aquitaines, il en a montré les deux aspects. Pour l’archéologie préventive, le conférencier a renseigné sur les contraintes des particuliers et des promoteurs face à des projets de travaux portant une atteinte possible ou avérée à des vestiges. La loi d’août 2003, affirmant que l’archéologie est une mission de service public, a créé l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) complété par la mise en place de sociétés d’archéologie privée, et enfin, définissant des redevances qui financent les diagnostics et assurent l’approvisionnement du fonds national pour l’archéologie préventive (Fnap).

Près de 800 personnes travaillent en archéologie en Aquitaine sur deux grands centres : Bordeaux (université, CNRS, Inrap, la Drac Aquitaine) et la Dordogne (service archéologique du Conseil général, musée de la Préhistoire aux Eyzies de Tayac), enfin le service archéologique de la communauté urbaine de Bordeaux est en cours de constitution.

Dany Barraud a montré le projet de création de Lascaux 4 en Dordogne et terminé sur quelques particularités du Haut Béarn. Avec François Réchin, il a co-écrit le livre : « D’Iluro à Oloron-Sainte-Marie, un millénaire d’histoire » éditions Aquitania.

Source : Sud Ouest du 25 Octobre 2013

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