Maroc: Un site archéologique rupestre risque de disparaître

Le site archéologique Asli Rich situé à Smara subit une destruction qui pourrait causer sa disparition si rien n’est fait. Des dégâts collatéraux d’une carrière d’extraction de pierres font courir de gros risques au site qui est d’une grande valeur scientifique, archéologique et culturelle. Une association pour la protection du patrimoine monte au créneau.

Asli Rich, le site archéologique de Smara sera en voie de disparition si rien n’est entrepris pour le sauver. En effet, depuis qu’une carrière d’extraction de pierres s’est implantée à proximité du site, d’importants dégâts y sont notés. Selon L’Economiste, les peintures rupestres et les gravures sont, soit détruites soit endommagées dans ce patrimoine culturel, scientifique et archéologique.

Inscrit dans le répertoire des sites archéologiques, Asli Rich ne traverse pas cette situation pour la première fois. Le site avait été déjà endommagé il y a quelques années lors des travaux d’une société, qui avaient occasionné la destruction de nombreuses peintures rupestres. C’est en 1995 que cette société avait décidé de mettre fin à ses activités en raison des dégâts causés sur ces lieux.

Depuis quelques années, des associations de protection du patrimoine culturel marocain montent au créneau pour dénoncer les spoliations et destructions que subissent certains sites des provinces du sud. Pour rappel, en 2008, le comité de la recherche scientifique de l’association Amnir avait signalé la disparition et le pillage de ces monuments. C’est lors d’une visite que ce comité avait découvert à Asli Rich, Kouirat Alarjam, Asli Boukarch, l’existence de plusieurs gravures illustrant des figures humaines et animales ainsi que des cimetières sous forme de pyramide.

L’association Mirane pour la protection du patrimoine rupestre dénonce

Alors que les dégâts risquent de s’aggraver, l’Association Mirane pour la protection du patrimoine rupestre a, une nouvelle fois, lancé son cri d’alarme. Selon elle, une situation d’urgence se présente et nécessite l’intervention des responsables concernés.  L’association entend se mobiliser pour la protection des sites rupestres dans les provinces du sud.

« En tant qu’association, nous demandons à ce que l’autorisation d’exploitation de la carrière soit retirée afin de préserver ce qui reste », affirme El Imam Djimi, artiste peintre membre de Mirane dans les colonnes de l’Economiste.  « Il est de notre responsabilité à tous de protéger ce patrimoine rupestre de la destruction et de la spoliation », ajoute-t-il.

Ces dernières années, plusieurs gravures rupestres dans diverses régions marocaines ont subi des destructions ou des vols de vestiges. Un phénomène qui continue de s’accentuer et pourrait être une grosse perte sur le plan culturel et scientifique. Les associations continuent de lancer leur cri d’alarme en espérant une action d’envergure pour contrecarrer le phénomène.

Nous avons essayé de joindre le ministère de la Culture pour recueillir ses réactions sur les dangers encourus par le site d’Asli Rich, mais sans succès.

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